De toutes les saisons de la l’année, c’est notre saison préférée car printemps rime avec Artisan.

Nous avons conclu l’hiver en douceur par une résidence à la Factorie, Maison de la poésie de Normandie. Là, nous avons fait émerger le premier texte de notre projet d’édition, le texte Nu du spectacle Chair à Poème… squelette de la pièce de clown avenir… et jouer bien sûr ! Nous avons peaufiné, et joué le spectacle au moment même où sonnait le glas du confinement. Le public et le jeu étaient délicieux, tant et tellement que nous y retournerons la saison prochaine dans le cadre du festival Poesia.

Là bas, sur l’île du Roi, nous avons fait de très belles rencontres d’une grande justesse, entre poètes et éditeurs, circassiens du corps et du verbe… nous avons aussi eu le plaisir d’accueillir Louise au sein de l’équipe de Chair à poème au poste de regard complice et assistante régie et ce fut une grande joie.

Le printemps sera pour nous entièrement dédié à notre projet d’édition… dans la forme comme dans le fond. Dans l’esprit comme dans la matière.

Reprise de l’activité cyanotype pour une série de nos fameuses affiches artisanales.

Finalisation du labo photo et de notre atelier d’Arts plastiques. Premier des deux espaces de notre maison d’édition et berceau de l’atelier coopératif d’éditions artisanales.

Écritures aussi …

Finalisation de ce premier texte, Texte Nu pour Chair à poème… et diffusion virtuelle à nos chers contributeurs du financement participatif de la saison dernière. Impressions aussi, pour qu’il puisse nous accompagner sur les routes et festivals de l’été.

Cogites sur la forme de la pièce de notre spectacle…

et premiers jets du carnet de création de l’œuvre.

Alors oui, nous sommes comme tout le monde confinés pour une durée indéterminée, chacun de notre coté… et dans l’impossibilité de partager du temps et de la présence en équipe, avec nos bénévoles… et donc probablement moins actifs dans la matière… peut être même aurons nous du retard sur le prévisionnel de nos chantiers…

Mais nos projets restent aussi vivants et vivaces que les fleurs du printemps. colorés et plein d’espoir.

Se réapproprier la valeur du temps est un bon exercice pour notre projet à la dimension si artisanal.

Aujourd’hui, nous refusons la peur et l’agitation. Nos projets existeront quoiqu’il en soit. C’est peut être une nouvelle manière de les recevoir qui est en train de s’inventer collectivement, comme le bourgeon promet la fleur, le confinement promet de nouvelles valeurs.

Dans la solitude, l’Art est bon compagnon, nécessaire à chacun dans cette période où garder l’espoir est une question, et de survie et de santé. Quel est le prix du chaleureux souvenir d’un spectacle quand on ne peut plus se réunir ? Quel est la valeur d’un livre qui vient éclairer nos cœurs ou nos pensées ?

L’avenir nous le dira…

Philosophiquement vôtre

Bisou

Presse à gravure
Massicot