Voici venir un été extra ordinaire s’il en est… parce qu’un été sans tournée !

Sensation heureuse et étrange de cette liberté estivale que nous ne connaissons plus depuis bien des années.
Avoir le temps. Pas de course contre la montre ni de festivals bondés.
Sans pour autant céder à la tentation du farniente, non !
Mais plutôt œuvrer à la joie et laisser fleurir tout ce que l’Artisan porte comme graines d’autres choses…
Et puis quand même, un peu de vacances, juste pour essayer !

Après avoir vu s’annuler la quasi totalité des dates estivales et de rentrée de notre cher Chair à Poème pendant la pandémie, au lieu de résister, nous avons décidé d’accepter. De ne pas courir pour en trouver d’autres, d’oser la saison blanche, de l’assumer même. Par ce que le silence nous semble aussi une réponse à ce qui s’est passé. Comme pour marquer dans nos chairs, dans l’espace et dans le temps que quelque chose à changé.
Peut être bien que pour nous la résistance est là. Ne pas se battre, ne pas effacer, laisser la trace telle qu’elle est et l’observer pour en faire quelque chose demain.

En attendant, c’est pas comme si on avait pas déjà un ambitieux projet d’édition en construction !
Alors nous sommes à l’œuvre.
A l’œuvre dans la matière avec la finalisation de l’espace de notre atelier coopératif d’éditions artisanales, équipé d’un labo photo dédié à l’argentique et au cyanotype.
A l’œuvre dans l’esprit par l’écriture et la conception de notre premier livre, le “ Texte Nu de Chair à poème ” qui paraîtra à l’automne.

On en profite pour fantasmer d’autres manières d’être en lien… parce que cet été qui nous laisse le temps de rencontrer les gens un à un, plutôt que par centaines, tisse le désir et la promesse d’autres actions comme des ateliers ou des formations.

Et puis de grands changements de vie sont à l’œuvre pour les membres de l’équipe. Nous ne vous en dirons pas d’avantage bien sûr mais ça promet de nouvelles créations.
De la poésie en perspective.

« Parce que la poésie, ce n’est pas dire la même chose autrement, c’est dire autre chose »

Et on sent bien que dans nos métamorphoses ces autres choses demandent déjà à apparaître… Demain !

Bel été à vous !